Fribourg Solidaire

Guérir de leurs stress post traumatiques les enfants soldats devenus adultes en Ouganda

Par Adrien Genoud en direct du Mag de Radio Fribourg

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L’objectif du projet
Les personnes souffrant du syndrome de stress post-traumatique réduisent considérablement leurs symptômes et retrouvent leur place dans la société. La paix dans la société est renforcée.

Contexte

Dans le nord de l’Ouganda, un conflit entre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et l’armée gouvernementale a duré de 1986 à 2006. 60 000 enfants ont été enlevés, forcés de se battre ou de tuer aux côtés des rebelles, mais également parfois victimes de viols continus. Jusqu'à 50% des personnes précédemment enlevées, qui sont restées en captivité pendant au moins un mois, souffrent toujours du syndrome de stress post-traumatique. Il n’existe toujours pas de services publics répondant aux besoins de traitement, d’accompagnement et de réintégration de ces populations. Ceci a un impact sur les communautés toutes entières et met grandement en péril le maintien de la paix et le développement de la zone.

Principales activités qui sont réalisées

  • Former des thérapeutes Ougandais: combinaison de cours, d'exercices et de jeux de rôles, axée sur la formation théorique et pratique des conseillers et des psychothérapeutes travaillant avec des survivants de traumatismes
  • Fournir une thérapie aux personnes souffrant de stress post-traumatique
  • Sensibiliser les communautés et les autorités aux problématiques liées aux traumatismes
  • Collaborer avec des universités pour la formation des étudiants à la thérapie NET

Remarque

Le fait de cibler des personnes hautement traumatisées ne profite pas seulement à ces dernières en les aidant à soulager leur souffrance, mais aussi en brisant le cycle de la violence au niveau de la famille et de la communauté, qui affecte le plus gravement les femmes et les enfants, contribuant ainsi au maintien de la paix dans la société. La plupart des clients de vivo (l’organisation ougandaise partenaire) sont de jeunes adultes (âge moyen de 32 ans) qui ont été gravement traumatisés dans leur enfance et leur jeunesse et qui vivent depuis des années avec les conséquences de leurs expériences de guerre sur leur santé mentale. Ils sont devenus eux-mêmes parents et partenaires dans un mariage, souvent à un jeune âge, transférant (involontairement) les conséquences de leur passé à leur famille et à la génération suivante par le biais d'une éducation et d'un partenariat avec un engourdissement émotionnel, un comportement agressif, ne sachant pas comment parler du passé, une résolution violente des conflits, etc. Les enfants et, le plus souvent, les épouses sont donc des bénéficiaires secondaires du projet.
Un autre sous-groupe important est celui des filles et des femmes qui ont subi des violences sexuelles pendant ou après la guerre. La violence sexuelle est souvent associée à la honte, à l'auto-accusation et à la stigmatisation. Grâce à la thérapie, ces femmes survivantes apprennent à se défendre, à cesser de se blâmer et à stopper le cycle de la revictimisation.